Pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre rôle ?
" Je suis fils et petit-fils de commerçants, c’est donc tout naturellement que j’avais suivi leurs pas. C’est finalement une rencontre avec un hôtelier, aux Philippines, après un cours de surf, qui m’a convaincu de changer de voie. J’ai commencé au M de Megève, où l’on m’a donné ma chance en tant que voiturier tournant : deux nuits comme réceptionniste et trois jours comme voiturier.
Entre Megève, Saint-Tropez, les Yvelines et maintenant le Cap d’Antibes, j’ai pu tester tous les aspects de l’hébergement. J’ai été réceptionniste, j’ai également travaillé au housekeeping, avant de devenir voiturier-bagagiste, puis responsable voiturier-bagagiste lors d’une ouverture d’hôtel, à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay. Je suis ensuite arrivé à Villa Miraé pour suivre mon épouse, Pauline, qui est Gouvernante Générale.
Dans le cadre de mes missions, je m’occupe des clients et de la logistique de leurs effets personnels, de leur arrivée jusqu’à leur départ. Je les aide et les guide tout au long de leur séjour, et j’accueille également les clients de nos deux restaurants. "
Vous êtes souvent la première personne que les hôtes rencontrent. Quelle importance accordez-vous à ce premier contact ?
" C’est un moment crucial. J’aime m’adapter à chaque nouveau client avec légèreté, une petite note d’humour et de bonne humeur, afin qu’il se sente immédiatement en capacité de lâcher prise. Je souhaite leur offrir comme seul dilemme le choix entre la plage ou la piscine, et qu’ils en oublient la logistique de leur arrivée : check-in, bagages, voiture.
Chaque arrivée est un nouveau challenge et une opportunité de leur prouver qu’ils sont au bon endroit et entre de bonnes mains. Lors du départ, nous laissons les derniers souvenirs, autant laisser les meilleurs possibles. "
Selon vous, qu’est-ce qui fait un accueil réussi dès les premiers moments d’un séjour ?
" J’aime que chaque client se sente attendu et accueilli comme à la maison. C’est ce que j’aime transmettre. Accueillir est un art. J’aime vivre cet art, mais surtout le transmettre.
C’est aussi le moment parfait pour cerner les personnalités, les énergies et les attentes. Grâce à cela, je peux m’adapter à chacun, personnaliser l’accueil et donc la relation pour le reste du séjour. Ils doivent, à ce moment-là, être assurés d’une disponibilité sans faille. "
Quels sont les petits gestes ou attentions qui font toute la différence ?
" J’affectionne particulièrement l’art de l’anticipation : exaucer un souhait avant même que le client n’y pense. Une voiture avancée au parfait moment, une bouteille d’eau fraîche au retour d’un footing, un GPS déjà configuré pour leur prochaine destination… Ce sont ces attentions simples qui marquent les esprits. "
Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier au quotidien ?
" Aucune journée ni aucun client ne se ressemblent. C’est une gymnastique de chaque instant qui demande une adaptabilité totale. J’adore aussi échanger, créer du lien et faire sourire ou rire nos hôtes afin qu’ils se sentent chez eux. "
En quelques mots, comment définiriez-vous votre vision de l’hospitalité ?
" Au-delà d’offrir un nouveau chez-soi, l’hospitalité, c’est avant tout du partage, de la convivialité et surtout une invitation au lâcher-prise et à la rêverie. "